Invitation ::::::: TUBE 06

24 avril 2009

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installation TUBE 06 ::::::: collectif R_

23 avril 2009

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Tube 06 :::::: Collectif R_

20 avril 2009

Collectif R_ (Association loi 1901)

« Je me pose la question suivante : à quel moment est-ce que les chemins de l’art et ceux du divertissement se sont mis à diverger ? » Bruce Benderson

Alors que l’époque semble nous préparer à vivre des reniements dignes des programmes annonciateurs d’ascèse, quatre artistes se font fort de jouer avec le collier de la reine, créant des multiplicités là où la tendance serait au retrait, excitant plutôt qu’excisant, portés par des intentions de rassemblement, et ayant, dans leurs pratiques autant que dans leur vie, fait de la rencontre un nerf nécessaire, un passage obligé. Le « collectif » est la nef qui ravive les couleurs légèrement affadies par les individualismes tiédasses. « R » ravit ainsi la palme des prêcheurs qui s’agglutineront toujours pour tenter de nous dissuader d’un don, « R » circule, et dans ses mouvements, augmente les potentialités de chacun, tient compte des mutations qui s’accomplissent via internet, et offre à celle ou celui qui se trouve accueilli son atypique élan. Il n’est pas indifférent que « R » soit apparu dans le contexte d’une manifestation qui réunissait un ensemble de drapeaux imaginés par des artistes, que ces drapeaux claquaient au vent s’affranchissant allègrement des frontières, et que cette gaieté puisse aujourd’hui s’expatrier à son tour. Dans l’instabilité des voyages, mon centre de gravité pèse moins. Je vois « R » plutôt comme un mixte de bon sens et d’utopie, déterminé et tout aussi bien rêveur, concret et virtuel. Une manière d’énoncer des principes forts et simples. D’être généreux sans être naïf. Avec une force de contamination évidente. Pierre Giquel


T U B E 0 4 ::::::: Allan Sekula

20 novembre 2008

 

Artiste photographe américain, Allan Sekula explore les mécanismes du système capitaliste mondialisé et ses conséquences sur les communautés locales.

Fish Story, projet qu’il développe depuis plus de 20 ans, est une analyse minutieuse et nomade des ports et de la marine marchande, où se confrontent le matérialisme le plus brutal et la virtualité la plus immatérielle (la marchandise et les flux monétaires). Il vit et travaille à Los Angeles.

 

Expositions personnelles et collectives

 

2008 : Galerie Michel Rein, Paris

2007 : Lottery of the Sea, Centre Culturel Suisse, Paris

2006 : Fish Story Chapter One, FRAC Bretagne, Maison de l’Etudiant, Université du Havre

Los Angeles 1955-1985, Centre Georges Pompidou, Paris

2005 : Titanic’s Wake, Camera Austria, Graz (Autriche)

2004 : Prayer for the Americans, Galerie Michel Rein, Paris

Diaporama 04, MACBA, Barcelone (Espagne)

2003 : Performance under Working Conditions, Generali Foundation, Vienne (Autriche)

Black Tide/Marea Negra, Christopher Grimes Gallery, Santa Monica (USA)

2001 : School is a Factory (1978/80), ERBA, Valence (France)

Yokohama 2001, International Triennale of Contemporary Art , Yokohama (Japon)

 

 

« Depuis 1972, Allan Sekula développe un travail photographique et filmique sur les conditions de la vie ouvrière. Son travail renouvelle le genre documentaire par l’hétérogénéité singulière de ses prises de vues et l’association de textes qui articulent la théorie au récit historique.

Fish Story, le projet qu’il développe en sept étapes depuis plus de 20 ans dans une quantité innombrable de villes côtières, est une analyse minutieuse et nomade des ports et de la marine marchande. à travers ces contextes et les processus qui les traversent, il examine la complexité et les paradoxes de l’évolution du capitalisme avancé. Il s’attache ainsi à relater les dimensions à la fois politiques, sociales et économiques de ces lieux « qui voient les richesses des nations défiler sous leurs yeux » et confrontent le matérialisme le plus brutal à la virtualité la plus immatérielle (la marchandise et les flux monétaires). Dans le texte associé aux images de la série présentée (Fish Story 1988-1993), il souligne : Si la bourse est le lieu où prévaut la dimension abstraite de l’argent, le port est celui où les marchandises matérielles se présentent en vrac, dans le flux même des échanges. (…) Plus le mouvement des biens dans les ports est régularisé, véritablement conteneurisé, autrement dit plus il est rationalisé et automatisé, et plus le port ressemble à une bourse (…) Les boîtes, vues d’en haut ont les proportions des billets de banque légèrement allongés (…) les containers sont les cercueils de la main d’œuvre absente.

De même, le film Tsukji (2001) met en scène une confrontation entre les pratiques violentes des ouvriers et l’aspect énigmatique de la répétition sérielle et organisée des gestes.

C’est donc au Quai et dans un container, deux éléments significatifs de son travail, que sont présentés une série de photographies et un film qui font tous deux partie de ce large projet. Pourtant, Le Quai n’en porte que le nom et un peu la forme, quant au container, une fois sa fonction disparue, il fait ici office de socle ou de cadre. Vrai-faux quai et vrai-faux container donc (puisque, en plus de cela, Le Tube est carré), force est de constater qu’il s’agit bien ici d’un espace de représentation.

Un tel contexte de repré sentation, où les signes sont dissociés des fonctions, fait largement écho à son travail. Car les relations paradoxales entre la volonté de présenter des faits par une approche documentaire et son irréductible facticité est un enjeu central de l’œuvre d’Allan Sekula. Cette complexité est, par ailleurs, un élément constitutif de l’ambition politique de sa démarche : analyser la manière dont le capitalisme soi-disant post-industriel tente de rendre invisible la réalité du travail ouvrier.

Par ailleurs, le film The Lottery of the sea (2001 – 2004) La Loterie de la Mer, tel que le présente Sekula lui-même, prend son titre à Adam Smith qui, dans la célèbre Enquête sur de la Richesse des Nations (1776), a comparé la vie du marin au jeu de risque. D’un port à l’autre, Sekula propose un journal de bord qui parcourt les multiples relations entre les systèmes économiques, idéologiques et politiques, du détail le plus précis au contexte global de la mondialisation des échanges et des consciences.»

Sébastien Pluot– enseignant ESBA, commissaire associé


T U B E 0 3 ::::::: Yvan Salomone

19 septembre 2008

 

Marc Hamandjian développe une œuvre centrée sur la sculpture et l’installation. Son univers méchanico-onirique rappelle les utopies des années 60 et l’Odyssée de l’Espace. L’invité du Tube 03 propose un dispositif pour le rêve, pour Quitter la Terre.

Presque architecte dans sa démarche, professeur de « volumes » à l’école des beaux-arts de Rouen, il fait de l’espace une envolée, de la Terre un sujet d’« exploration » et finalement de la vie, un beau jeu.

 

 

Expositions personnelles et collectives

 

2008 : Fly me to the Moon, Galerie Sara Guedj, Paris

2007 : Quitter la Terre, Evreux

2006 : Vacance/Espace, Brie Comte Robert

Dispositif mobile d’exploration terrestre – le Microonde, L’Onde, Velizy

2004 : création pour une compagnie écossaise de théâtre de rue du robot

The eating machine.

2004 : Persistante Perspective, Ecole des Beaux-arts, Le Mans

2003 : Exposition personnelle, Centre culturel franco-allemand, Karlsruhe

2000: EX1, Festival “Le Rock Dans Tous Ses Etats”, Evreux

1999 : Un monde irréel, Galerie Thaddaeus Ropac, Paris

1992 : Camera obscura, dans le cadre « les arts au soleil », Le Havre

 

Certaines de ses œuvres font partie des collections du FRAC Haute-Normandie et du FNAC.

Plus d’informations sur : www.galeriesaraguedj.com

et hamandjianmarc.zeblog.com

Cosmotube

Cosmotube et le Tube 03 ? C’est une fiction pseudo scientifique. Le container, tel une enseigne géante pour une attraction utopique, invite à faire un tour dans la stratosphère, grâce à la propulsion d’un véhicule dans un tube translucide.

« Conçu comme un dispositif publicitaire de présentation, l’installation Cosmotube imaginée suite à l’invitation d’Open-Arts et de l’ESBA, est la suite de plusieurs projets présentant des solutions plus ou moins crédibles pour quitter la terre.

Cette installation est une sorte de monument et d’emblème pour exprimer ce rêve humain d’aller voir toujours plus haut ce qui s’y passe – vieux rêve jamais dépassé malgré l’aventure de l’homme dans l’espace et son alunissage.

Je pense que l’on peut dire que mon travail consiste à créer les objets d’une histoire à imaginer et à continuer. » Marc Hamandjian

« Il semble que le rêve de Marc Hamandjian soit de littéralement Quitter la Terre, titre d’une sculpture de 2007 représentant un scooter au pied d’une rampe de lancement à la courbe exponentielle, prêt à foncer vers les étoiles.

Les œuvres de Marc Hamandjian en résine blanche immaculée, qui semblent issues d’un film de science-fiction high-tech, ont la simplicité de jouets d’enfants et la poésie des rêves éveillés. Ainsi un skate-board monté sur une sorte de propulseur pivotant, figuré en rotation dans une vidéo, devient-il le mode de locomotion de l’apprenti astronaute. (…) Tel un enfant construisant les possibilités du rêve, l’artiste met en place les conditions de son évasion. »

Magali Lesauvage, www.paris-art.com


T U B E 0 2 ::::::: Yvan Salomone

11 mai 2008

Yvan Salomone, invité du Tube 02, vit et travaille à Saint-Malo. Il choisit des zones mobiles comme images de paysages, qui, dans son œuvre, sont un prétexte permettant d’établir un champ d’interprétations.

« Les ensembles paysagers, avec des angles de vue élaborés, sont soumis à une lecture qui saisit, transcrit et reconstruit ces structures comme autant d’objets indéterminés. Le recours aux clichés ou stills vidéographiques permet d’interroger le regard et de matérialiser les points de vue. Les variations et les décompositions colorées, l’absence momentanée de toute présence humaine, le sous titrage étonnant sont, entre autres, les outils  qui génèrent des décalages, des répétitions et produisent une distorsion de notre vision alors en suspend, devenue flottante. »

Yvan Salomone

 

 

Expositions personnelles et collectives

 

1993 : Pour gouverner ailleurs, Galerie Praz/Delavallade, Paris

1997 : Frac Picardie, Taipei Fines Arts Museum, Taipei (Taïwan)

1999 : France, une nouvelle génération, Sintra (Portugal)

Quatre images, Centre Wallonie-Bruxelles, Paris

2000 : I see the sea and the sea sees me, Mamco, Genève (Suisse)

2004 : Galerie Baronian-Francey, Bruxelles (Belgique)

2005 : Projet cône sud, Museo de arte moderno, Buenos-Aires (Argentine)

An Aside (1), Camden Arts Centre, Londres (Royaume-Uni)

An Aside (2), Fruitmarket, Edimbourg (Ecosse)

2006 : Peindre des images, Ecole supérieure des Beaux-arts, Quimper

undeuxtrois

« La première peinture d’Yvan Salomone, une suite de wagons sur un quai indéterminé, celui d’une gare ou d’un port, était emblématique. Elle orientait d’emblée sa recherche sur l’idée de transit et, par delà, celle d’impermanence.

Les zones portuaires progressivement élargies aux zones industrielles sont ainsi devenues les supports de cette exploration. Les objets qui composent ces lieux d’activité intense, inscrits dans une dimension d’attente, sont posés là, hâtivement, provisoirement : le container sera bientôt vidé puis replacé sur un autre cargo, la cuve va être incessamment tractée, la toiture du hangar est en réparation… Sans fondation, comme les bateaux, en proie aux mêmes périls et aux mêmes turbulences, ces objets sont tantôt flottants, tantôt

en naufrage, construits à partir d’une stratégie picturale musclée dans laquelle s’affrontent l’eau et la couleur, loin de la fusion traditionnelle.

Yvan Salomone s’emploie en effet à dompter la technique et travestir la palette de l’aquarelle pour qu’elle fasse sens. Le phénomène de dilution matérialise le flottement, l’effondrement, la dislocation. Quand les retenues lâchent, les dégâts des eaux inondant le papier, inscrivent d’irréversibles effets de corrosion. Mais cette liquéfaction rivalise avec une palette en technicolor au contraire très dense, qui architecture puissamment l’image et individualise les objets.

Ce mouvement d’oscillation constant, entre structuration et déstructuration, matérialité et immatérialité, crée des espaces de résistance qui installe les objets dans une interprétation.

Les paysages, qu’ils soient ceux de Saint-Malo, Le Havre, Rotterdam, Shanghai, ou Dakar deviennent des lieux neutres, non localisables. Situés n’importe où pourvu que ce ne soit nulle part, ils relèvent plutôt de l’image mentale.

La tentation d’une lecture documentaire ainsi écartée, l’œuvre d’Yvan Salomone présentée en mur d’images sur le mode de la série justifiant la pratique régulière d’une aquarelle par semaine (voir le contraire), se déploie comme un journal de bord illustré qui livre une chronique intérieure. »

Véronique Vauvrecy


T U B E 0 1 ::::::: Marcel Dinahet

14 mars 2008
Marcel Dinahet – KALININGRAD : Le port, Svetlogorsk

Installation du 14 mars au 27 avril 2008

Marcel Dinahet, artiste rennais, ouvre la série des tubes le 14 mars 2008 et propose au public de découvrir sa vidéo Kaliningrad : le port, Svetlogorsk.
Né en 1943, Marcel Dinahet partage son temps entre Rennes, où il a enseigné à l’école des Beaux-Arts, et les côtes bretonnes.

Son œuvre est étroitement liée au littoral. Depuis le début des années 80, il en parcourt les paysages terrestres et sous-marins avec une caméra vidéo. Les pièces construites à partir des séquences filmées cultivent un passé de sculpteur avec lequel il n’a pas tout à fait rompu en «passant à l’image», au moment où il immerge nombre de ses sculptures au fond de la mer. Les livrant au travail du milieu naturel pour les perdre ou les retrouver au cours de ses plongées, il finit par les abandonner tout à fait pour se consacrer à une investigation des littoraux.

Expositions personnelles et collectives

1995 : On Board, Biennale de Venise, Aperto 95, Riva San Biago (Italie)

1998 : Les Finistères, Newlyn Art Gallery, Cornwall (Royaume-Uni)

Galerie Le Sous-sol Paris.

2000 : Les Flottaisons, Le Grand Café, Saint-Nazaire

2001 : Niveaux 0, Institut Français d’Ecosse, Edinburgh (Ecosse)

2002 : Mobilis in mobile, La Nuit Blanche, Paris

2003 : Ailleurs, elsewhere, Museum of Installation, Londres (Royaume-Uni)

Singuliers voyages, Domaine départemental de Chamarande

2006 : Les danseurs immobiles, La Ménagerie de Verre, Paris

Kaliningrad, Centre d’art de Pontmain
Un été à Kaliningrad

« A l’instar de road movies, on pourrait parler de sea movies à propos de la production de Marcel Dinahet. Dans la définition du road movie, on peut y trouver les éléments suivants : l’expérimentation d’une errance, une métaphore du temps qui défile, l’enquête sur une personne ou un endroit disparu.
[...] Vision impersonnelle et neutre, captation outdoor, l’élément humain semble très souvent absent de la scène filmée, comme s’il s’agissait d’une manière de le questionner, d’interroger sa présence et ses activités dans ces milieux naturels. Le choix du port de Kaliningrad paraît ainsi assez révélateur à cause de l’histoire et de la problématique stratégique de l’endroit. Kaliningrad est en fait une enclave russe au sein de l’Union Européenne et l’ancien plus gros port militaire de l’ex-URSS en mer Baltique.

Anomalie géopolitique que l’on qualifie d’exclave, elle fait toujours l’objet de pourparlers internationaux.

Reflets prismatiques, les vidéos de l’artiste organisent ici un renversement symbolique, une mise en abyme généralisée d’une réalité. L’immersion du caisson vidéo oscillant entre deux eaux, permet une focale bancale, où la ligne d’horizon et la ligne de flottaison se confondent. Flotter signifie être vaguement en question, aller sans contrôle, être indécis, irrésolu, être porté par ça et là. Chez Marcel Dinahet, l’attitude du regard et de l’image obtenue s’apparente à ce caractère flottant.»

D’après Frédéric Emprou


T U B E 0 1 ::::::: Marcel Dinahet

13 mars 2008

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www.lequai-angers.eu


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